Un inventaire collaboratif illustré et géolocalisé du patrimoine de notre village
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Pierre sèche et débroussaillage aux Olivières

Pierre sèche et débroussaillage aux Olivières

     Nous nous l'étions promis le 15 décembre 2018 lors de la première édition, nous y sommes donc retournés ce dimanche 9 février 2020, avec d'autant plus d'enthousiasme que s'y étaient joints nos compagnons muraillers.

Au rendez-vous fixé à 9h, à l'entrée du terrain militaire à Tourris, l'arrivée se fait au compte-gouttes par un temps plutôt incertain mais une atmosphère franchement humide. Contrairement à la première fois, nous irons jusqu'aux Olivières à pied, histoire de se dégourdir les jambes avant la conférence sur la pierre sèche d'Albert Porri.

Très vite, les premiers arrivés sautillent sur place pour éviter de se refroidir, ce qui décide soudainement Katryne, passablement frigorifiée, à lancer l'expédition sans tarder, suivie comme un seul homme par une troupe pressée de se réchauffer. Le groupe s'élance à la suite de notre guide improvisée, sûre de son fait et de son sens de l'orientation ; d'ailleurs, bon nombre sont déjà des habitués des lieux... Je reste donc à attendre les derniers arrivants et notre petit groupe de quatre se met enfin en marche un quart d'heure plus tard.

      Emportés par la fougue de leur guide incontestée qui mène son troupeau discipliné à belle allure, nos marcheurs d'avant-garde tiennent le cap sur la piste, passant outre drailles de côté et croisements, négligeant balises et indications, jusqu'à se retrouver avec surprise à la grotte de sable, bien au-delà du parcours envisagé. Un demi-tour honteux et confus n'étant pas envisageable, ni une, ni deux, le groupe s'enfonce dans la végétation pour ouvrir une  nouvelle voie transversale en direction du hameau des Olivières. Quelques dizaines de restanques dévalées plus tard, avec chacun son lot d'égratignures et un catalogue de jurons bien étoffé, nos explorateurs débouchent enfin sur notre chemin confortable pour une jonction improbable peu avant l'arrivée aux Olivères.

      Rien de tel qu'une pause conséquente café-thé-croissants sous le chêne remarquable pour se remettre de ces émotions, retrouver sur place des participants déjà à pied d'œuvre, faire une visite expresse pour ceux qui découvrent les lieux, et reconnecter nos neurones avant la conférence au cœur du hameau (Voir album Albert Porri raconte son métier).

    Une bonne heure et demie plus tard, après que certains nous aient quittés pour reprendre le chemin du retour, nous décidons d'attaquer le repas sous un soleil hésitant, assis au bord des sambles et crevasses qui lézardent le lapiaz bordant les Olivières, en contrebas.

Il nous faut de l'énergie pour la suite, et nous en dépenserons sans compter quelques heures durant, pour mettre au jour deux nouvelles maisons, dégager et réassembler les pièces du four à pain ou four banal, ouvrir l'espace autour du grand chêne pour réhabiliter ce qui devait être autrefois une petite place. Nous aurons pu évoquer ce faisant l'histoire de ce hameau et de ses habitants et tenter de retrouver, plans cadastraux à l'appui, les parcelles, leur fonction ou usage, le nom des familles habitant chaque maison...

Merci encore à  Andrée, Annick, Bruno, Emmanuel, Eric, Ghislaine, Hervé, Jean, José, Katryne, Marie-Claude, Patricia, Philippe, Pierre,  réparateurs clandestins du patrimoine oublié.

Marie-Hélène

Retrouvez dans les Carnets l'histoire du hameau des Olivières

Du Revest aux Pomets avec Rémy Vidal

Du Revest aux Pomets avec Rémy Vidal

15 décembre 2019.

Retrouver dans notre décor d'aujourd'hui celui croqué par Rémy Vidal en 1870, c'est notre défi du jour ! Départ de la Mairie du Revest par l'avenue de Lattre de Tassigny et ses sources, pour surplomber le village avant de plonger par le chemin Notre-Dame pour rejoindre le bas de Malvallon. Au passage, nous avons le temps de disserter sur les mystères de la géologie et la formation du gisement de sable, basculé à la verticale suite à des mouvements complexes de différentes strates de roches plus ou moins anciennes. Au bas du chemin se trouve une trémie, témoin d'une exploitation du sable au siècle dernier.

Le soleil est de la partie et la montée du chemin de Fontanieu donne un coup de chaud aux plus frileux. Nous laissons de côté la chapelle copte que nous visiterons une autre fois, récupérons une brebis paresseuse se prélassant devant son portail, avant de nous hisser vers les hauts de Fontanieu et de traverser par une voie communale le vaste domaine des Marlets, acquis par la famille Higgons - des Écossais que les Revestois qualifient d'Anglais -, après la 2ème guerre mondiale, qui tentèrent d'y créer un vignoble dans les années 1960. Le vin de ce domaine n'ayant jamais reçu d'appelation contrôlée, son exploitation fut abandonnée, mais il en reste des pieds de vigne par ci par là, qui donnent quelques grappes tentantes à la fin de l'été, au bout de longues lianes grimpées aux arbres.

Du portail du domaine où l'on devine déjà le hameau en contrebas, sur le versant opposé du vallon qui sépare le Mont Caume du Baou de Quatre Oures, le chemin des Pomets au Revest nous mène jusqu'au Pont des Marlets, traversant un paysage bucolique souligné de restanques, typiquement méditerranéen, parsemé de maisons autrefois cabanons de campagnes et malheureusement, comme bien trop souvent aujourd'hui, enlaidi de déchets entassés sauvagement sur les bas-côtés. Le point de vue choisi par Rémy Vidal pour dessiner l'arche naturelle qui enjambe le Val d'Aigon, ruisseau rarement alimenté descendu du Mont Caume, est difficile à retrouver et fait apparaître quelques libertés de l'artiste prises avec la réalité du décor.

Le hameau des Pomets, méconnu de bon nombre, enchante les visiteurs avec son allure de village miniature à l'écart du bruit et de l'animation de la grande ville pourtant si proche ; il tient son nom d'une famille qui s'y installa au XIVeme siècle. La petite place accueillante de la chapelle Notre-Dame de Bon-Repos (construite en 1639) et sa fontaine-lavoir d'eau potable nous offrent l'occasion d'une pause revigorante au soleil doux des prémices de l'hiver. La vasque de fontaine en forme de coquille, dessinée par R. Vidal sur une placette située un peu plus haut dans le hameau, se trouve déposée sur le parvis de la chapelle de nos jours.

Le tour des quelques rues nous laisse découvrir les hautes maisons de village presque toutes rénovées depuis une vingtaine d'années, enjolivées de jardinets parfois minuscules méticuleusement entretenus, couverts de fleurs au printemps.

Nous reprenons le chemin de l'aller en empruntant le Pont des Marlets, dont la baume servit d'abri durant la 2eme guerre mondiale, comme l'illustre la photo prise le 22 août 1944 au lendemain de la libération du Revest et de l'explosion de la Poudrière. Le retour par le GR51 nous ramène en amont du village, le long de la conduite qui alimente en eau une partie de la commune, bordé de restanques, passant au-dessus des anciennes carrières de Malvallon, à proximité de l'oratoire Saint-Eloi ; celui-ci, rénové en 1964, de forme cylindrique, est un des plus anciens du Var et ferait peut-être partie d'un chemin de procession menant à Notre-Dame de Pielun sur la colline de Costebelle. D'ici, il est aisé de repérer les grottes préhistoriques des Laurons sur la face Sud-Est du Mont Caume.

La source Charlois, que nous laissons sur le côté gauche, est à sec malgré les nombreuses pluies récentes. Il semble que son émergence se soit déplacée il y a peu, la source au point du captage s'étant tarie. Autrefois, cette eau " se précipitait en cascatelles dans le Malvallon, entre une carrière de marbre et une carrière de sable. Entre celles-ci et l'ancien chemin de Signes, les bergers rassemblaient jadis les troupeaux pour la transhumance. " *

La descente, par les anciens chemins d'usage du Haut et du Bas Ray**  qui ne sont plus guère entretenus, envahis de cannes, nous fait suivre le cheminement de l'eau qui baigne généreusement le quartier des Arrosants, avant de rejoindre le centre du village et l'église Saint-Christophe ; les lithographies de Rémy Vidal, confrontées à notre perception du paysage et l'environnement d'aujourd'hui, mettent sous nos yeux en évidence les transformations du décor de ces 150 dernières années...

Nous partîmes 21 et nous vîmes 22... en arrivant au village, après avoir parcouru environ 9 kilomètres et gravi 280 mètres de dénivelé.

Marie-Hélène

* Extrait de Promenade aux alentours du village et du Revest, Office du Tourisme du Revest, 1967-2016, une des sources de cet article

** Ray : filet d'eau courant, écoulement

 

 

Tour du Coudon

Tour du Coudon

Le Coudon ne serait qu'un amas de pierres, si l'on en croit les spécialistes de la toponymie, tel Henri Ribot *, mais ce serait lui faire injure de le réduire à un tas de cailloux, tant il présente de diversité quand on en fait le tour. Il suffit de plonger dans le glossaire de termes dialectaux d'André Pégorier**, autre source inépuisable de découvertes, pour entrer dans les profondeurs de la forêt qui couvre la face nord du Coudon, dévalant ses pentes jusqu'à la Plaine des Selves ( Selvo nf : forêt, bois - Provence. Var : seuvo ).

George Sand, en visite lors de son séjour de convalescence à Tamaris, a laissé quelques notes épiques dans son journal, Voyage dit du Midi, à la page du 21 mai 1861 et de belles lignes inspirées par la suite, dans son roman Tamaris :

"Cette longue terrasse lisse et montant en ligne douce vers la brisure de la montagne, cette surface blanche et plane que j'avais vue d'Hyères et de Tamaris, et que, du pied même du Coudon, on croit voir encore, offrait une suite de créneaux assez réguliers séparés par des vallons. J'en traversais ainsi une demi-douzaine, tous plus jolis les uns que les autres et semés de massifs très-frais percés de roches bien pures, et tapissés tantôt d'un beau gazon, tantôt de grandes plaques de sable fin piétinées par les loups, qui vivent là fort tranquilles, à une lieue à vol d'oiseau au dessus du grand mouvement  et du grand bruit de la ville et de la rade de Toulon.  

              J'avais laissé loin derrière moi les dernières huttes des charbonniers de la forêt ; j'étais en plein désert par une soirée magnifique. Ma vue était complètement enfermée par les créneaux successifs de la montagne ; mais, abrité de tous les vents, je respirais un air souple et délicieux."

Au sujet des Selves, vous pouvez lire également l'extrait du roman Loyse (1937) où Paul Maurel raconte un incendie aux Selves et où sont décrits les paysages traversés par cette balade.

Et puis encore, quelques mots bien tournés en provençal qui nous rappellent quelques principes fondamentaux de la météorologie populaire... (Notre-Dame fait allusion à Notre-Dame du Mai) ***

Quand Coudoun pren soun capèu, E Cicié soun mantèu, Pas t'en courre, plòura lèu.

         Quand le Coudon a son chapeau, et que Sicié a son manteau, tu peux te sauver, il pleuvra bientôt.

Quand Coudoun a lou capèu, Nosto Damo lou mantèu, Pren ta capo e vai t'en lèu.         

         Quand Coudon a son chapeau, et Notre-Dame son manteau, prends ta cape et va-t'en vite.     

Plus prosaïquement, ce dimande 17 novembre 2019, notre bande curieuse et dissipée de randonneurs parfois bien dispersés a parcouru 12,6km avec un dénivelé de 400m environ, en nette accélération en fin de parcours après un pique-nique dans un lieu certes charmant, mais transis par un courant d'air glacial, à la poursuite de la moindre tache de soleil....

Un parcours jalonné d'un four à chaux, d'un four à cade original bâti dans un mur de clôture (Les Selves), de nombreuses restanques envahies d'une végétation dense aujourd'hui, vestiges d'une époque où la moindre parcelle était exploitée, cultivée.

Marie-Hélène

*Les noms de lieux de l'Ouest varois, Henri Ribot, de l'Académie et du Centre Archéologique du Var, Ed. du Foyer Pierre Singal et Centre Archéologique du Var, 2009

** Les noms de lieux en France, André Pégorier, IGN, 2006

*** Extraits de Toponymie et parémiologie  - Les noms de lieux dans les proverbes en Provence, Claude Martel, Le monde alpin et rhodanien, revue régionale d'ethnologie, 1997

 

  

 

Mont-Caume

Mont-Caume

Temps magnifique ce dimanche 27 octobre 2019, après une semaine pluvieuse qui aura généreusement abreuvé terre et végétation avides d'une eau si rare ces derniers mois. Vacances obligent, c'est un petit groupe de onze personnes qui s'élance du col du Corps de garde à l'assaut du fort Ouest du Mont Caume. Les quatre cents mètres de dénivelé d'emblée dérouillent les jambes bien vite et font monter la température. L'arrêt à l'abri sous roche à mi-pente est bienvenu, calé dans un replat propice au pâturage ; tout en devisant à l'ombre sur les conditions de vie des bergers autrefois isolés dans la colline, nous reprenons notre souffle avant de poursuivre la montée par un chemin creux raviné par les intempéries. Le fort Ouest serti dans la pierre surgit à nos yeux soudainement, tout juste avant de rejoindre la voie qui relie les deux forts.

Une visite des installations militaires, en admiration devant l'ingéniosité des bâtisseurs qui se sont appuyés sur l'environnement naturel pour ériger des constructions parfois littéralement enchâssées dans la roche. Séré de Rivières fut chargé de réorganiser les défenses de la France en 1871, en particulier de Toulon, ce qui donna lieu, entre autres, à la construction des deux forts du Mont Caume entre 1887 et 1891, comme nous le rappelle cette conférence de la Société Hyéroise d'Histoire et d'Archéologie du 26 mai 2009 ; des ajouts et remaniements ont été réalisés jusqu'à la guerre de 1939-1945. Depuis, le site a été démilitarisé. Quelques uns d'entre nous, ravis de se sentir "chèvres" grimpent sur la partie rocheuse au-dessus du fort, aménagée en terrasse, avec une vue à couper le souffle sur un relief vertigineux. Sous nos pieds se trouve une des deux galeries fermées pour la préservation de plusieurs espèces de chauve-souris, à l'initiative du Conservatoire des Espaces Naturels PACA en charge de la gestion et de la protection de la biodiversité, partenaire de l'Armée toujours propriétaire du site. 

Nous rejoignons le fort Est et le point culminant du Mont Caume à 804m, en suivant les emplacements des pièces d'artillerie et les galeries couvertes permettant de les rejoindre à l'abri, qui servaient également de stockage pour les munitions. Nous franchissons ainsi par une passerelle métallique le  fossé d'un poste de défense côté Nord, curieusement orienté vers le Sud ; il nous manque un avis expert pour reconstituer la topographie et l'usage des lieux...

Chemin faisant, accompagnés de rouges queues peu farouches, la botanique nous occupe avec les asters en fleur, l'alysson épineux caratéristique du Mont Caume et ...  l'épineuse question de l'identification du cerfeuil sauvage, à ne pas confondre avec la redoutable petite cigüe. Un peu de géologie également avec les traces fossiles de rudistes visibles le long de l'escalier qui monte vers la plate-forme au sommet, qui nous plongent dans un passé lointain où la mer submergeait ces couches sédimentaires.

Vue imprenable à 360° de la table d'orientation, sur la rade, les îles, le rocher du bec de l'aigle à La Ciotat, le Garlaban, la Sainte Baume, la carrière de Fiéraquet, le Coudon, le Faron... avant de descendre vers un bouquet de pins bonzaïsés lovés dans un creux herbeux, irrésistiblement attirés par l'ombre bienfaisante et l'appel pressant de notre estomac dans les talons.

Le retour, au début tranquille par la route, s'accélère dans un premier temps pour rejoindre le plateau de Capelude par un raidillon qui évite de larges épingles et traverse une zone où végètent de pauvres mélèzes plantés par les enfants des écoles après l'incendie de 1971 qui ravagea le Caume et le Faron ; une belle initiative sans doute, mais un mauvais choix d'espèce, mal adaptée au terrain et aux conditions climatiques, que les pins d'Alep étouffent nettement. Nous rejoignons ensuite le tracé d'une conduite de câbles de télécommunications qui part, au sommet, de la tour  voisine de la vigie pour aboutir sur la route du Broussan un peu au dessus du pont des Marlets, en ligne droite à travers le vallon de Pardiguier. Là, il s'agit plutôt de se freiner pour ne pas descendre trop vite, ce qui explique que ce "sentier" est rarement intégré dans des parcours plus... touristiques. Pourtant, l'environnement y est singulier, sauvage et beau : sable, chênes liège, arbousiers, bruyères abondent dans ce vallon resserré. Nous retrouvons (enfin !) le plat et une ancienne route bordée de ruines de bâtisses autrefois couvertes de tôles cintrées qui dateraient de la dernière guerre, et d'un ensemble qui pourrait être les restes d'une trémie et d'un entrepôt de matériaux, traces d'une activité notable totalement disparue aujourd'hui.

Le retour s'effectue en remontant - il faut bien - par la route puis le GR pour retrouver le col du Corps de garde : nous avons parcouru entre huit et neuf kilomètres pour un dénivelé de cinq cents mètres environ, fatigués mais ravis de cette belle journée d'automne...

Marie-Hélène

 

Le Faron de nuit

Le Faron de nuit

Pleine lune et feu d'artifice -  Sortie pédestre de nuit sur le Faron dimanche 14 juillet 2019 

Départ de la marche du Fort Faron, montée vers le point culminant à 584m donnant sur le Mont Combe au Nord, puis direction la Caserne du Centre avant d'obliquer vers le Sud-Ouest ; vue sur la rade pour un pique-nique au soleil couchant en attendant le feu d'artifice...

Retour côté Sud sous la lune, repus et tranquilles, vers notre point de départ, attentifs aux vers luisants (quelques uns) et au chant des engoulements (observés et entendus le 17 juin, mais muets ou absents le 14 juillet).

En savoir plus sur le Fort Faron (Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général)

Durée environ 3h30 - Dénivelé 250m - 7km parcourus par vingt-cinq joyeux drilles ravis par la magie de la nuit...

Grottes de la Ripelle

Grottes de la Ripelle

Randonnée au départ de Tourris, passage par le château, le Ménage, les Bouisses, la Tourrevelle, le long de la falaise du Mont Combe surplombant la vallée de Dardennes, jusqu'aux deux grottes préhistoriques fouillées dans les années 1930 et 1960.

Le printemps semble enfin prendre ses marques en ce début de matinée du 31 mars 2019 ; le ciel est prometteur d'une belle journée, la température clémente tout juste pondérée par un courant d'air frais dans les passages d'ombre, les feuilles nouvelles  posent sur le fond bleu une dentelle vert tendre légère et frémissante, les premières fleurs ponctuent le décor de couleurs franches et lumineuses.

Nous sommes neuf à profiter les yeux grand ouverts, les sens en éveil, de cette explosion de vie réjouissante qui n'est pourtant pas une surprise mais nous redonne cependant, d'année en année, un allant auquel notre cerveau archaïque - heureusement nous n'en sommes pas encore totalement démunis - n'est sans doute pas étranger.

Le château de Tourris, en cours de rénovation depuis plus d'un an, offre un tableau bucolique avec son troupeau de moutons rassemblés sous les arbres, non loin de la bergerie où Fine Guigou, personnage extraordinaire dans le sens littéral du terme, a résidé et gardé les siens jusqu'en 1980. Les ânes viennent nous faire des politesses pour notre plus grand plaisir.

En contournant le château par sa façade Sud, ornée d'un cadran solaire, nous nous arrêtons pour regarder les armoiries de la famille de Nas, apposées sur le mur du bâtiment aujourd'hui consacré à la vinification. L'histoire de la famille de Nas de Tourris, du XVIeme au XVIIIeme siècle,  est retracée dans les bulletins 26, 27, 28 et 29 des Amis du Vieux Revest . En complément, vous pouvez retrouver ici quelques précisions sur les termes utilisés en héraldique.

Nous nous engageons sur le chemin communal en direction des ruines du Ménage, dépassant les vignes proches du château, auxquelles succèdent les vergers d'oliviers. Cette grande bâtisse à étages logeait autrefois les employés du domaine. Le four restauré est encore presque chaud de la dernière fournée... Au passage, nous remarquons le développement impressionnant des euphorbes qui ne semblent pas avoir souffert de la sécheresse que nous connaissons depuis début janvier. Par contre, d'autres espèces sortent à peine, comme les valérianes qui attendent certainement l'arrivée de pluies pour déclencher leur croissance.

Un petit détour vers le hameau des Bouisses enfoui sous une végétation dense adoucie par des tapis de pervenches, en fleurs à cette période ; le muret qui cerne l'ancienne aire de battage colonisée par toutes sortes d'espèces végétales explose sous la poussée des racines, lézardé de part en part. Les puits qui attestent de la présence de l'eau et des cultures variées pratiquées jadis sont toujours entrenus au profit de l'oliveraie.

Passé le col du Mont Combe, nous descendons vers La Tourrevelle par le versant sud du vallon, avec un arrêt botanique auprès de l'excentrique chêne chevelu dont les rares exemplaires connus sur la commune se trouvent ici, puis sur les restanques peuplées d'acanthes en pleine expansion, avec toujours le même regret de l'abandon d'un lieu aussi bien situé. Bourraches, vipérines et autres coquelicots jalonnent notre progression dans la prairie jusqu'à l'éolienne encore debout, malheureusement amputée de ses pales. Un petit point sur ce sujet  et nous voilà repartis à l'assaut du Mont Combe, sans oublier de jeter un oeil dans le couloir mystérieux qui s'enfonce sous terre au bas de quelques marches encadrées de murs, et de constater avec satisfaction la présence et la clarté de l'eau dans le creux aménagé un peu plus loin, visité assidument par les sangliers au vu des nombreuses traces de leur passage dans la terre meuble argileuse alentour.

Quelques pauses dans la montée raide nous laissent le loisir d'observer "La Planète", ce curieux dôme à l'extrémité Ouest du Mont Combe, nommé ainsi par les anciens. Nous quittons le sentier balisé pour nous approcher au plus près du bas des falaises, progressant dans la pente, à travers quelques éboulis ; le panorama se dévoile petit à petit, découvrant une vue plongeante sur La Ripelle et vers l'amont de la vallée de Dardennes, loin vers la mer au delà du Coudon.

Les grottes préhistoriques sont à notre portée, au pied de la falaise. La grande se visite aisément, son ouverture au sol prolonge une fissure qui s'étire depuis le sommet, laissant passer la lumière à l'entrée d'une grande salle, vaste et profonde, sur deux niveaux correspondant aux strates des fouilles. Concrétions, reliefs, drapés, dégradés de couleurs des roches altérées par le passage de l'eau sont autant de curiosités fugitives apparues dans le faisceau des torches. La seconde, petite, se trouve à peine deux mètres plus loin ; son ouverture étroite oblige à y pénétrer en se contorsionnant, les pieds en avant, comme sur un toboggan. On s'y tient tout de même debout à l'intérieur. Elle a servi d'ossuaire ; imaginer les corps déposés dans ce petit espace nous ramène en un instant à l'âge de pierre, à l'époque de la guerre du feu. Ces deux grottes et les fouilles dont elles ont fait l'objet sont évoquées dans le recueil de Jean Joubert en fin d'album. Un peu plus loin, quelques mètres au-dessus se trouve un abri sous roche prolongé d'une petite terrasse, frais à l'intérieur, où le fragon prolifère et qui offre une vue imprenable sur toute la vallée. Nous avons bien failli passer à côté sans le voir, tant il faut être attentif pour en repérer l'accès.

Toutes ces émotions nous ayant aiguisé l'appétit, il était enfin temps de se poser et de vider nos sacs pour emplir des estomacs affamés, entre mufliers jaunes et lavatères maritimes, avant de revenir tranquillement à notre point de départ en traversant La Planète...

Marie-Hélène

Photos Philippe, Marie-Hélène. Merci à Stéphane pour les recherches sur les éoliennes et à Liliane pour le tracé.

Le Grand Cap

Le Grand Cap

Ou la traversée des  "glaciers de pierre"...

Cette belle expression tirée de la toile est tellement éloquente qu'on ne saurait s'en priver et les douze acrobates qui les ont parcourus ce dimanche 3 mars 2019 l'ont certainement adoptée.

Montés par le chemin des Turcos, dans la caillasse mais sous le soleil, nous avons eu tout le loisir de constater que si les euphorbes étaient déjà bien développées, la valériane - ou "lilas d'Espagne" qui rosit tout le grand Cap un peu plus tard dans la saison - pointait à peine le bout de ses feuilles.

Au carrefour des quatre Termes, nous avons finalement opté pour une pause café à la citerne d'Estienne toute proche ; certains ne connaissaient pas encore les lieux, et pour les autres, c'est toujours un plaisir de s'y arrêter... A cette occasion, inquiets des dégradations possibles dues à une fréquentation régulière et à l'action du temps, nous avons fait des photos précises de l'ouverture de la citerne... et la comparaison avec la même prise de vue en 2016 est rassurante : les dalles n'ont pas bougé, par contre la couverture de pierres au-dessus semble diminuer, peut-être en raison des piétinements.

Nous avons repris le parcours prévu en direction de Signes par le GR99, pour quelques centaines de mètres, à la recherche de l'aven du Sarcophage, bien mal placé sur la carte mais que nous avons retrouvé malgré tout sans trop chercher. Il semble bien modeste et étroit du dessus (d'où son nom) mais cache bien son développement souterrain, comme le montre le topo du CDS83 .

Puis nous avons obliqué vers l'Est en direction du Caire d'Adam (caire signifie coin, côté) par une piste émaillée de crocus juste sortis de terre, continuée par une draille marquée par les chasseurs, à travers une belle végétation de garrigue, jalonnée de postes de chasse. On comprend le choix du site pour celui du Caire d'Adam, dévoilant un beau panorama dans une quiétude totale. Un papillon Citron, messager du printemps, puis d'autres plus loin, ainsi que des oiseaux bavards nous ont accompagnés le long de ce sentier frais et sinueux où nous avons bien failli perdre notre serre-file du jour ; la végétation dense étouffe les sons et il est très facile de perdre le fil au détour d'un virage sur cette sente non balisée.

Nous voilà repartis vers le Sud, suivant la ligne de pylônes et la coupe draconienne récente faite en-dessous, rendant la progression difficile au milieu des résidus restés en place. Chantal en extirpe un combiné clé à bougie/clé à pans tombé d'une poche ou d'un engin de taille.

Le lapiaz est devant nous, étendue gris clair adoucie par la lumière du soleil, fissuré, entaillé, buriné, raviné, rugueux,  brossé, lissé par l'eau. Il se scrute, se mesure, se jauge, s'enjambe, dense sous les pieds, traitre pour celui qui garde un peu trop le nez en l'air. Arbres et arbustes font corps avec la roche, enracinés dans ses fissures, orientés et sculptés par le vent qui balaye si souvent le sommet.  Mais aujourd'hui, rien de cela, l'air est doux, le soleil nous réchauffe sans excès et le "glacier" nous accueille pour un  pique-nique convivial installés dans un de ses creux confortables. Et nous voilà treize à la douzaine puisqu'un randonneur surprise nous rejoint là-haut, après nous avoir pistés tout du long. Un imprévu de plus et une belle surprise !

La pyramide de Cassini et son escorte d'antennes nous attendent après quelques centaines de mètres à parcourir encore dans un chaos de pierres, du haut des 782m du sommet qui livre ses panoramas à 360o alentour. On doit la plaque installée sur la pyramide à Jacques Chantelot, tailleur de pierre et sculpteur autodidacte installé au Revest.

Le retour par le Ravin du Cierge nous a permis de boucler tranquillement un parcours spectaculaire d'environ 10km pour 400m de dénivelé.

Retrouvez l'évocation du Grand Cap dans le recueil Balade au Grand Cap : l'exploitation de la forêt, ses différents métiers, la littérature de Thyde Monnier, Claude Farrère... ainsi que quelques couvertures de livres, extraits du Grand Cap de Thyde Monnier  et documents sur Cassini en fin d'album.

Marie-Hélène

Photos Liliane, Philippe, Marie-Hélène

Le Croupatier par Le Broussan

Le Croupatier par Le Broussan

La publicité disait :

Au départ du col du Corps de Garde, descente en immersion dans la forêt en direction du Broussan, remontée minérale vers les balcons du Destel, passage obligé aux grottes du Croupatier, retour par la crête au-dessus de la rade avec Toulon à nos pieds. Mais voilà... Jour blanc au Croupatier ce dimanche 10 février 2019 !

Ce qui n'a pas empêché quinze créatures emmitouflées, encapuchonnées jusqu'à disparaître sous cape pour certaine, parfois franchement fantomatiques, émergeant  de la brume environnante de ci de là, au hasard du relief, du décor et des vagues cotonneuses portées par le vent, de parcourir environ 9 kilomètres et 400 mètres de dénivelé cumulé, dans une ambiance rare et plutôt féérique, même si la publicité de panoramas sublimes à perte de vue s'est révélée plus que trompeuse...

Tout comme la photo en tête de cet album (et quelques autres par ci par là), prise sous un soleil éclatant un jour bleu, où figurent les grottes qui se trouvent en dessous de la plus connue d'entre elles, mais que nous avons renoncé à rechercher, par prudence, bridés par une visibilité traitreusement limitée. Les voilà dessinées par le CDS83 http://www.fichiertopo.fr/display.php?details=1&indexid=1246 . La "grotte du Croupatier" : un abri idéal pour les marcheurs fatigués, rincés, affamés ? Nous avons pu constater qu'il y faisait plus froid qu'à l'extérieur dans ces conditions particulières, la brume semblant prendre un malin plaisir à s'y engouffrer pour en faire tout le tour. Pas un fumeur dans le lot et pas un briquet pour y allumer un feu qui nous aurait pourtant grandement réconfortés.

Auparavant, reprenant notre souffle au débouché d'une rude montée en découvrant l'espace d'un instant le château d'Evenos nimbé de lumière, nous avions évoqué la formation géologique de la "Coulée d'Evenos", coulée de basalte provenant du Beausset depuis le rocher de l'Aygues ou dénommé "Aigle" par les cartographes parisiens. Cette coulée s'est acheminée, entre autres, via le site actuel du château (sept couches visibles sous le château), la colline de Sainte-Barbe à Ollioules et celle de la Courtine. Il s'agit aujourd'hui de collines, mais il y a 6 à 7 millions d'années, il s'agissait de lits de la paléo-Reppe. Enfin, les coulées ont glissé jusqu'à Six-Fours, au Cap Nègre ; couches de basalte rouge, couche de scories orange, amas noirs au bord de l'eau, formes quasi géométriques des deux dernières couches submergées... (Dixit Stéphane, voir schéma extrait du site Geolvar en fin d'album) .

Puis, en passant à côté de l'entassement de pierres qui marque la limite des communes d'Ollioules et Evenos, nous avons fait revivre, gestes à l'appui, le télégraphe de Chappe dont une station se trouve non loin de là, jalon d'un prochaine sortie. Stéphane, l'érudit du jour, nous a expliqué le mode de communication par signaux figurant des codes numériques, indiquant un numéro de page et de ligne dans la page d'un registre commun de vocabulaire et d'expressions, comme expliqué ici http://www.telegraphe-chappe.com/chappe/resume.html.

Quelques références historiques plus tard, rappelant entre autres la mort du Lieutenant de Vaisseau Louis Revel le 21 août 1944 lors de la Libération de Toulon, commémorée par une stèle sur le Croupatier http://randojp.free.fr/0-Diaporamas/Steles/Steles3.html, au-dessus de la nuée blanche dissimulant la rade à nos yeux, nous avons tranquillement terminé notre parcours sans essuyer la moindre goutte de pluie...

Marie-Hélène

L'impluvium d'Orves

L'impluvium d'Orves

Le dimanche 20 janvier 2019, nous étions 14 pour balader jusqu'à l'impluvium du domaine d'Orves, un aiguier (aiguié en provençal), dit aussi Citerne Estienne. C'est une curiosité naturelle aménagée par l'homme pour recueillir et stocker l'eau de pluie.

Parcours de difficulté moyenne, par une boucle de 8,15 km. Les 406 mètres de dénivelé positif sont à avaler d'un coup, en une montée plutôt raide.

Départ derrière le stade de la colline au Revest. Montée par le GR99 le long d'anciennes galeries d'exploitation de bauxite, passage par le Col des Morts, la Tour de Vidal, jusqu'au carrefour des quatre Termes pour rejoindre l'impluvium, puis retour par la piste qui contourne la carrière de Fiéraquet côté Est.

En savoir plus un en consultant une sortie précédente en 2016 https://revest.legtux.org/post133.html#p133
un album photos de 2012 https://photos.revestou.fr/index?/categ … um_d_orves
une page d'histoire en août 1944 http://revestou.fr/pages/188-la-resista … och-fr.php , une autre à la même époque racontant comment la mine de bauxite a permis d'éviter le STO à de nombreux jeunes hommes  http://revestou.fr/pages/191-la-resistance-sous-l-occupation-allemande-la-mine-de-bauxite-du-revest-a-evite-le-s_t_o_-par-jacques-mouttet-fr.php

ainsi qu'un article de Var Matin paru en 2017, en fin d'album.

Les Olivières en chantier

Les Olivières en chantier

Ce samedi 15 décembre 2018, les premiers frimas annoncent l'hiver qui approche à grands pas.

A 9 heures, ciel bleu et soleil éclatant, au départ de Tourris il fait entre -2° et 0° selon les affirmations des uns et des autres. Les avis sont partagés et ça discute, mais peu importe, ce qui est certain, c'est que l'air pique et le froid est mordant en attendant que notre petit groupe soit au complet. Tout le monde est pressé d'en découdre... enfin de tailler plutôt, pour pouvoir sans tarder se réchauffer.

Nous nous entassons à douze avec nos outils dans deux voitures pour nous rapprocher un peu des Olivières par la route. Les dépôts sauvages ont pris une telle ampleur aux abords de celle-ci qu'il n'est plus possible d'emprunter la piste, les accès en sont bloqués par des plots de béton. Nos transports en commun improvisés bondés, même sur une courte distance, dégèlent très vite les corps engourdis et délient les langues. La matinée démarre dans la bonne humeur générale.

Matériel léger sur le dos, nous rejoignons à pied les Olivières en deux kilomètres de marche tranquille au milieu de la végétation blanchie par le givre, piquetée des premières perles d'eau étincelantes au soleil, en contournant prudemment les flaques couvertes de glace. Une belle entrée dans l'hiver, franche, féérique et réjouissante.

Le chêne majestueux nous attend pour le café-croissants de début de chantier et les consignes données. Le choix s'est porté pour ce premier débroussaillage sur la maison Meiffret avec son bel escalier, la bâtisse qui lui fait face envahie par les arbres et sur le puits couvert de lierre à l'autre bout du hameau. Chacun choisit l'objet de son attention, les outils qu'il préfère et les deux équipes se mettent au travail avec un bel enthousiasme communicatif. A 11 heures, un travailleur désoeuvré venu de Six-Fours nous fait la surprise et le plaisir de débarquer à l'improviste, armé comme il se doit pour conforter les troupes*.

Coupe, taille, scie, déblaie... Le décor se transforme peu à peu, l'espace se dégage et nous dévoile des merveilles insoupçonnées. En prenant du recul pour faire un peu la pause et avoir une vue d'ensemble, on pourrait presque s'imaginer installés dans ces murs tout juste découverts... En deux heures de temps à peine émergent des pans de murs, des voutes, ouvertures, encadrements de portes qui retrouvent la lumière, dégagés d'une végétation envahissante. Une petite renaissance en somme pour ces lieux et de bons moments partagés qui nous encouragent  à y revenir un jour prochain.

Merci à tous, "réparateurs clandestins du patrimoine oublié", d'avoir bien voulu participer à cette joyeuse aventure collective. On y reviendra c'est sûr !

Marie-Hélène

* Annick, Evy, Jacques, Katryne, Marie-Hélène, Martine, Patrick ,Philippe, Pierre, Rémi, Rosanne, Stéphane, Thierry

Les Olivières

Les Olivières

Après maints empêchements de diverses natures, nous voilà enfin réunis à Tourris ce dimanche 25 novembre 2018, malgré une météo hésitante pour les heures à venir ; dix-huit partants pour les Olivières, disposés à ce que le ciel leur tombe sur la tête... enfin pas trop tôt tout de même.

Depuis l'auberge de Baudisserre

Du point de départ à l'entrée du terrain militaire à Tourris, l'ancienne verrerie laissée du côté gauche de la route, nous longeons l'auberge de Baudisserre dont il ne reste plus guère en état que la terrasse délicieusement ombragée l'été, pour nous engager sur le sentier flanqué de défunts mûriers, en direction du Goudron et de l'impressionnant bassin citerne attenant, réserve d'eau du domaine de Tourris, intégralement vidé et nettoyé au printemps dernier.

Les grottes de sable

Nous nous retrouvons, une fois la route traversée, sur la piste des grottes de sable, slalomant entre les flaques nombreuses après les pluies diluviennes de ces derniers jours. Première halte auprès du wagonnet dégagé en 2013 par certains d'entre nous, avant de descendre dans les profondeurs de grottes artificielles, résultat du creusement et de l'exploitation par l'homme d'un filon de sable. Nous déambulons dans une cathédrale souterraine soutenue par des piliers de roche dure, ornée de peintures "rupestres" dont certaines n'ont rien à envier à des originaux dans d'autres cavités célèbres. A peine avons-nous dérangé du faisceau lumineux de nos torches la seule habitante visible des lieux...

Nous poursuivons notre chemin en direction de l'ouest et du lac, au milieu des bruyères et chênes kermès, jalonné de rencontres et découvertes insolites : fan phasme et langues de glands. Jamais encore je n'avais vu ceux-ci germer sur les arbres !

Au-dessus du lac

Le panorama se révèle progressivement à nos yeux au fur et à mesure de la descente sur un sentier raviné et glissant, dans un air transparent comme l'eau... qui menace de plus en plus au-dessus de nos têtes sous forme de nuages nettement plus présents : le Mont Caume en arrière plan, le village à ses pieds et le lac d'un vert opalescent en contrebas. Qu'à cela ne tienne ! Nous prenons le temps de l'admirer posés sur une langue de lapiaz émergeant de la garrigue.

Vers le hameau des Olivières

Changement de direction pour amorcer la boucle en direction du hameau des Olivières, abandonné définitivement par mesure de précaution en 1912 à l'achèvement du barrage de la retenue de Dardennes, et changement de couleur du sol sous nos pieds, qui devient d'un rouge vineux, preuve de présence de la bauxite qui fut extraite des nombreuses petites galeries dont on trouve encore les traces dans cette zone. Cette exploitation, tout comme celle du sable, ont connu leur apogée au 19eme siècle. Une trémie se trouve un peu plus loin, installation qui permettait de charrier les matériaux pour les transporter au-delà.

Nous rejoignons le GR51 et arrivons bientôt aux Olivières, après un petit crochet pour aller constater l'état d'un puits qui se situe en amont du hameau : il est totalement plein, ce qui est relativement peu fréquent mais réjouissant. Nous parcourons les ruines du village, chargées d'une histoire riche que vous pouvez retrouver ici https://revestou.fr/pages/167-le-hameau-des-olivieres-mon-pays-c-est-la-colline-fr.php . Ses vestiges, peinant à résister à la végétation envahissante, font cependant l'objet des soins attentifs d'amoureux de ces lieux, attirés par leur silence et la solitude, par un calme habituel rompu par notre présence et celle d'un autre groupe d'amis de la nature qui ont choisi eux aussi cette destination pour leur sortie du jour.

Le chêne remarquable, multi centenaire, étend ses branches dépouillées de feuilles comme autant de bras protecteurs.  Le lilas fleuri, imperturbable en-haut de l'escalier immortalisé par une gravure sur bois de Jean Carrière, nous laisse sceptiques sur l'évolution du climat.

Nous rejoignons une clairière en contrebas - espace circulaire dénué de végétation qui semble avoir été une aire de battage - à la lisière de blocs rocheux érodés, façonnés, sculptés par l'eau, qui forment des sambles.

Une samble est un creux naturel de rocher qui retient l'eau de pluie. Certaines grandes anfractuosités ont été aménagées, étanchées par les habitants, les bergers, pour servir de citerne. Le mot provençal pour samble est sambro.

Installés  confortablement sur ces bancs naturels de pierre, nous picorons un repas généreux dans les boîtes des uns et des autres, café, thé, chocolats... jusqu'aux premières gouttes de pluie qui nous décident à lever le camp.

De retour sur le GR, nous empruntons un sentier bordé de bruyères roses encore en fleurs, constellé de champignons qui font l'émerveillement des photographes et cueilleurs avertis, le long de murs de restanques enrochés par endroits, nous menant au "puits de Michel Lambicchi", lui aussi plein jusqu'à la gueule d'une eau de roche fraîche et limpide.

C'est à ce moment précis que la pluie accentue son crépitement sur nos bâches, capuches et autres ponchos et que nous réalisons que notre troupeau a perdu un de ses membres, pourtant collé aux basques tout du long en prévision... d'une échappée éventuelle. Mais voilà, sa volatilisation est un mystère et nous décidons de changer de direction pour rejoindre la piste et tenter de cerner la brebis égarée, tout en profitant de l'occasion pour faire un détour par la "carrière des fourmis". 

La carrière des Fourmis

Les sculptures dans la pierre sont toujours là, empreintes d'artistes contemporains à découvrir derrière le rideau des arbustes qui colonisent cette ancienne carrière de marbre : une curiosité qui mérite la visite, de l'avis général.

Le retour à notre point de départ, après 7km parcourus environ, au pas de charge sous une pluie battante, les pieds dans l'eau de sentiers transformés en ruisseaux, nous a permis de tester efficacement notre équipement réputé imperméable. Et comme il faut une fin à toute histoire, apprenez que la brebis rebelle a fini par être retrouvée... indemne mais toute mouillée !

Marie-Hélène

Photos, Yves, Christophe, Marie-Hélène

 

Le Gros Cerveau

Le Gros Cerveau

Passés entre les gouttes...

Ce dimanche 28 octobre 2018, malgré un certain nombre d'abandons pessimistes de dernière minute, nous étions vingt au rendez-vous devant le parc zoologique de Bandol, point de départ de ce circuit proposé par Stéphane Deniau et Liliane Martin,  Randonneurs sanaryens, Stéphane se faisant notre guide ce jour là sur le terrain de jeu du Gros Cerveau.

Après une ascension tranquille au milieu des bruyères roses en pleine floraison, prenant progressivement de la hauteur au-dessus de Bandol et des Embiez, posés sur le miroir argenté d'une mer d'huile reflétant le gris du ciel, nous avons longé les hautes ruines de la bâtisse du Tardillon (ancienne bergerie ?) avant d'attaquer une montée nettement plus raide pour atteindre l'Ouvrage militaire de la Pointe et ses caches à munitions.

De là, nous avons rejoint la grotte du Garou, une merveille dissimulée par la végétation et une ouverture "modeste" au regard de son volume intérieur sur deux étages. Nous nous sommes régalés à la visiter de fond en comble à la lueur des torches, évitant prudemment le gouffre sombre qui se découvre brutalement du haut d'un balcon de calcaire sculpté, laissant deviner le vide et le sol six mètres plus bas ; drapés, plissés, colonnes, stalactites façonnés par l'eau et le temps, avec une vue imprenable sur la barre de la Jaume et la carrière du Val d'Aren.

http://www.fichiertopo.fr/display.php?details=1&indexid=1254

Une pause repas et quelques degrés de moins plus tard, nous voilà repartis pour le fort nommé tout simplement Ouvrage du Gros Cerveau, son belvédère et ses chèvres qui nous ont accueillis bien aimablement, nous faisant même la grâce de quelques acrobaties de "haute montagne".

Nous sommes passés sans le voir à côté du Trou de la femme morte, où seraient tombés plus d'une étourdie et dont chacun peut raconter l'histoire à sa convenance, sans doute bien loin de la vérité...

La Roche Curade nous a bluffés sur le chemin du retour par la démesure de sa vague calcaire, magnifiquement révélée par le travail de terrain des Randonneurs sanaryens. Il y fait bon surfer tranquille en écoutant attentivement Stéphane nous expliquer avec brio la formation de ce phénomène géologique. Une surprenante et efficace démonstration, la vache en rit encore...

Et puis, quelques kilomètres encore de descente en pente douce nous ont ramenés, de panorama en panorama, à notre point de départ vers 16h, après environ 15 km parcourus et juste avant la pluie...

Un grand merci à Stéphane pour ce parcours savant et ces belles découvertes.

Photos de Michel et Marie-Hélène

Balade avec George Sand

Balade avec George Sand

Partir sur les traces de George Sand est un vrai défi en 2016. Chemins et maisons, rivière et végétal, tout a changé. Même les rochers sont touchés, comme celui de la tête de Turc, effacé dans les années 50, car il menaçait de s'effondrer.


Pour accéder à la Salle Verte ce 28 mai, nous avons emprunté l'escalier de la rive gauche, depuis le domaine des Neuf Outins (ou NeufS Outins, c'est selon) accessible ce jour là, mais fermé derrière des grilles cadenassées depuis lors. Ce domaine a fait l'objet d'un legs à la ville du Revest.


De retour au lavoir, nous avons d'abord descendu le chemin du Béal, puis demi-tour, et nous avons remonté le long de la rivière par le chemin du Château, où nous avons été invités à entrer dans les jardins du 10e Moulin.
Nous avons ensuite emprunté un bout du GR99 jusqu'au chemin de la Foux et au lac. Sur la route, Monsieur Maul nous a ouvert son atelier où il fabrique arbalètes et autres articles médiévaux.


Après le pique-nique au bord du lac, nous avons rejoint le haut du village en grimpant le chemin de la Reboune, toujours en cours de réhabilitation.


Dans la salle des mariages à la mairie, Jean-Claude Autran, qui n'avait pas perdu son souffle dans toute la balade depuis le matin, nous a raconté George Sand et sa passion pour la botanique.

La Vieille Valette ou Vieux Tourris

La Vieille Valette ou Vieux Tourris

Vieille Valette ou Vieux Tourris. Ces ruines étaient un village perché sur les roches à  470 mètres d'altitude au Nord-0uest de la Valette-du-Var, sur la commune du Revest-les-Eaux. Construite après l'époque Gallo-Romaine, elle fut abandonnée vers le XIVe ou XVe siècle.

Plus de détails dans les Carnets du Revest : https://revestou.fr/pages/017-vieille-valette-presentation-fr.php

Le Baou la nuit

Le Baou la nuit

Le 30 juin 2018 au soir, nous avons grimpé sur le Baou, le Bau dei quatre Auro ou Rocher des quatre vents.
Nous avons profité de la nuit de pleine lune pour cette sortie pédestre de 7 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé en 3h30 environ.

Nous étions 24, accompagnés de Tao, la belle bergère allemande qui a pris soin de son troupeau tout au long de la transhumance.

Partis des Hautes Pavègnes vers 20h sur la route stratégique, nous avons rejoint le pont et là nous sommes montés par la "draille de la grille" dite aussi piste des bagnards, passage par la citerne militaire de la Rouvière Plane puis montée vers le sommet du Cap Gros surplombant le Pas de la Cavale.

Là, nous avons pique-niqué au moment du coucher du soleil quelque part vers La Ciotat, avec une vue panoramique sur le Caume, la vallée de Dardennes, le Faron, Toulon, les îles d'Or, La Seyne, Sanary, Bandol ...

Le retour de nuit s'est fait par le GR, avec l'apparition des premières étoiles, de la grande et de la petite Ourse, un crochet par l'ancienne tour de guet et les ruines du Matelot. La lune nous a fait gré de son lever dans la descente le long des falaises blanches révélées par les lueurs de la ville puis par la clarté de l'astre nocturne, spectateurs privilégiés de l'événement massés sur un belvédère.

Nous sommes passés, sans doute, non loin du rocher gravé en 1235 aux armoiries de Toulon délimitant les territoires des seigneurs de l'époque. On n'a pas vraiment vu le blason taillé dans la pierre, mais on a fait confiance à Marie-Hélène qui nous a dit que c'était là.  https://photos.revestou.fr/picture?/castrum-de-revesto/category/30histoires

Retrouvez le tracé, identique à celui du parcours suivi en 2016, dont le récit se trouve ici https://revestou.fr/pages/160-balader-au-revest-rando-nocturne-au-baou-des-4-auros-fr.php

Certains ont réitéré l'expédition le lendemain matin, depuis le col du Corps de Garde, à la recherche d'un trousseau de clefs égaré sur le lieu du pique-nique. Eureka !

Le Caume de Mickaël

Le Caume de Mickaël

De Fontanieu au sommet du Mont-Caume par une trace improvisée

Les aiguilles de Valbelle

Les aiguilles de Valbelle

Sortie pédestre dimanche 8 avril 2018

Plateau de Siou Blanc : Les aiguilles de Valbelle

Une journée pour continuer notre exploration du plateau, de la forêt domaniale des Morières et découvrir un de ses plus beaux monuments naturels, sculpté par l'érosion, en passant par la Chartreuse de Montrieux.

En savoir plus : "Sentiers du plateau de Siou-Blanc", guide réalisé avec la contribution des Amis du Vieux Revest  : cliquer ICI

Histoire :  https://revestou.fr/pages/182-balades-historiques-la-marche-heroique-des-soldats-du-roy-fr.php

Prévoir la journée et un pique-nique, retour dans l'après-midi. Difficulté moyenne : boucle de 14km et 430m de dénivelé cumulé. Chaussures de marche, eau et assurance personnelle sont indispensables pour ce type de sortie. Les accompagnateurs ne sont pas des guides officiels mais des bénévoles qui vous font partager la découverte de ces lieux.

RV au Parking de la Chapelle des Moulins à 8h15. Covoiturage.

Initialement prévue le 11 mars, cette randonnée est reportée au 8 avril 2018.  Le lien suivant permet de s'inscrire - ou de confirmer une inscription déjà enregistrée - pour la nouvelle date du 8 avril. https://doodle.com/poll/ur5uwctnumxbg2if


Renseignements : Marie-Hélène Taillard  06 20 95 21 88

Amis du Vieux Revest et du Val d'Ardène - Loisir et Culture
https://revestou.fr/

Au fil de l'eau - La Valette

Au fil de l'eau - La Valette

Rien de tel qu'un peu de pluie pour se sentir immédiatement en phase avec le thème. Et il faut bien éprouver de temps en temps capuches, bonnets et parapluies, le temps d'une balade...


Ce sont donc vingt-et-un curieux, faisant fi de la fraîcheur et de l'humidité ambiante, qui étaient présents ce samedi 24 février 2018, guidés par M. Robert Durand, président de l'association Les amis du Coudon, pour remonter le parcours de l'eau, des fontaines du centre de La Valette jusqu'à la source protégée de ses eaux (la Maïre des eaux : prononcer maère, c'est la mère des eaux, avec une diphtongue pour le aè).

De la place Charles de Gaulle devant la Mairie, passant par le dédale des ruelles anciennes du cœur de La Valette, la rue de l'Horloge, nous avons fait un premier arrêt au pied du castrum qui jouxte le clocher de l'église Saint Jean, longeant les vestiges des remparts du village d'origine. Puis nous avons entamé, depuis la place de la Convention, le parcours de l'eau proprement dit, dont voici les jalons.




- la fontaine de la place, construite initialement en 1561, dite alors de la Gourguette, reconstruite en 1858 en pierres de Tourris, accolée à un lavoir aujourd'hui disparu, appelée Fontaine Sainte Cécile ou Font Crousade car elle était surmontée d’une croix




- le Pont Sainte Cécile, datant du XVème siècle, surplombe la cascade du ruisseau qui reçoit les eaux du Valat vieux et de la foux (source) lesquelles disparaissent ensuite sous l'avenue Sainte Cécile




- Le Chemin des Arrosants qui longe les anciens domaines et jardins qui produisaient violettes, fraises, cresson, ou encore du chanvre, du riz (à l'emplacement actuel du Casino) et même du coton, alimentés en eau par un système encore existant de prises d'eau, martelières, canaux, conduit par le meneur d'eau ou menadour du syndicat des arrosants.
On y trouve tout du long du maceron, des capillaires de Montpellier et de l'héliotrope d'hiver dont les feuilles servaient à emballer et orner les bouquets de violettes.


-la Serve des Icards, bassin de réserve impressionnant par sa taille, qui alimentait en particulier un moulin à farine en contrebas. Les canaux d'alimentation, de desserte, les contreforts et le bassin qui atteint 3,50m de profondeur, entretenus rigoureusement tout le temps de leur exploitation, ont été restaurés par Les amis du Coudon



- la Fontaine Jeanne, charmante mais malheureusement privée d'eau, aurait été offerte par la reine Jeanne au XIVeme siècle pour servir d'abreuvoir aux animaux en transhumance.



- le Valat vieux, dont le lit creusé indique qu'il fut un torrent tumultueux, côtoyé en longeant le jardin remarquable de Beaudouvin par l'est, jusqu'au canal à ciel ouvert qui provient directement de la source  

- la Maïre des eaux, abritée par un caveau datant de 1612, réaménagé entre 1629 et 1633. Cette résurgence donne toujours de l'eau, été comme hiver et le niveau monte très rapidement en cas de fortes pluies. La température y est agréable un jour comme ce jour-ci (7° à l'extérieur) et reste fraîche durant les grandes chaleurs. L'eau proviendrait d'infiltration de l'eau de pluie venant du Coudon et peut-être également de la plaine des Selves. Des études ont été menées par Philippe Maurel, notre ami spélé-eau-logue, par coloration, pour en rechercher l'origine précise, mais sans succès.

Le débit de l'eau était mesuré par un déversoir triangulaire à faible paroi (photo avec Robert Durand), installé vraisemblablement en permanence au début du canal. La règle visible sur l'angle gauche devait donner directement le nombre de centimètres, qui, par calcul, permettait d'indiquer le débit (recours au théorème de Thalès, Un document explicatif sur les mesures de l'eau est en cours de réalisation).


- le Ruisseau chantant, sur le chemin du retour, sentier qui borde le domaine de Beaudouvin côté ouest, animé par l'eau de surverse du bassin du jardin, nommé ainsi en raison des murmures plus ou moins aigus émis par de petites cascades de hauteur variable et par les chants des oiseaux qui peuplent les lieux. Par manque d'eau, consommée goulûment par les plantations du domaine voisin, le ruisseau a perdu malheureusement son eau musicienne, les oiseaux l'ont délaissé, dissipant ainsi le charme de son ambiance sonore poétique.
 


Retrouvez ces étapes sur le tracé de Patrick et la plaquette éditée par la Mairie de La Valette.

En savoir plus sur La Valette - Le parcours des fontaines


 

Tous nos remerciements à Robert Durand pour nous avoir fait découvrir des histoires et des lieux que nous côtoyons sans les connaître, pour l'abondance et la richesse de ses indications captivantes, et pour sa disponibilité imperturbable.

Merci à Alain Rochaix pour ses recherches expertes concernant l'instrument de mesure et le calcul du débit de l'eau.

 

Les Carretiers

Les Carretiers

21 janvier 2018.
Nous étions 20 à braver le vent qui en avait alerté plus d'un ce jour là, mais ce versant du Grand Cap qui descend vers Solliès-Toucas est un abri sûr par temps de mistral et le soleil était de la partie.

Le mot du jour :  Les Pourraques - lieu-dit dont nous avons longé les maisons le long de la piste de Tourris - qui signifie Asphodèles

Voici quelques photos, le tracé de la sortie et une fable provençale de P. Bellot intitulée Lou reinard, lou carretier et lou loup, extraite de Nouvelles poésies provençales (1840), inspirée librement du récit Le renart et les anguilles, tiré du Roman de Renart, ensemble médiéval de récits animaliers écrits en ancien français et en vers (1555).

Il semble que l'auteur ait rajouté un paragraphe où il fait subir au loup une nouvelle ruse de Renart...

Merci à Andrée, Christine et Philippe pour les photos, à Hélène Meugnot, Laurenç Revest, Jean-Luc Ollivier​ et Alain Jouot pour les indications et la traduction du texte en provençal.



Marie-Hélène
Amis du Vieux Revest et du Val d'Ardène
Loisir et Culture

La remontée du Las

La remontée du Las

Il n'avait pas plu depuis cinq mois, le lac, épuisé par la vidange décennale ne crachait plus rien dans la rivière assoiffée. On avait vu des poissons morts dans les quelques flaques qui résistaient... L'automne était bien installé et je sentais que les premières pluies allaient bientôt empêcher tout passage. Mais je n'osais toujours pas me lancer seule dans l'aventure. Quand mes jeunes cousins sont arrivés, ils ont accepté de m'accompagner dans cette balade dont je rêvais depuis des lustres : la remontée du Las.

Depuis le chemin du château, nous avons traversé sur le large barrage au droit de la prise d'eau du béal (Regard marqué 1679). De l'autre côté, nous avons d'abord emprunté sur la rive gauche un chemin ensauvagé par la broussaille et les arbres couchés. Il a bientôt disparu et nous sommes alors descendus dans le lit de la rivière. La marche était difficile et il nous a fallu deux heures pour rallier le pied du barrage. Pour parcourir 1746 mètres, dénivelé : 26 mètres, de 76 à 102 mètres, selon le relevé du livre Le Las, une rivière dans la ville.  © Valdas.

 

Jalon B22 : Prise d'eau du Béal
Jalon B16 : Salle Verte
Jalon B05 : barrage des 3 martellières
Jalon B01 : pied du barrage de Dardennes

Photos  Cécile Cadel

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