Images & Documents du Revest-les-Eaux

Des photos sur des cartes
Un inventaire collaboratif illustré et géolocalisé du patrimoine de notre commune

Ce samedi 15 décembre 2018, les premiers frimas annoncent l'hiver qui approche à grands pas.

A 9 heures, ciel bleu et soleil éclatant, au départ de Tourris il fait entre -2° et 0° selon les affirmations des uns et des autres. Les avis sont partagés et ça discute, mais peu importe, ce qui est certain, c'est que l'air pique et le froid est mordant en attendant que notre petit groupe soit au complet. Tout le monde est pressé d'en découdre... enfin de tailler plutôt, pour pouvoir sans tarder se réchauffer.

Nous nous entassons à douze avec nos outils dans deux voitures pour nous rapprocher un peu des Olivières par la route. Les dépôts sauvages ont pris une telle ampleur aux abords de celle-ci qu'il n'est plus possible d'emprunter la piste, les accès en sont bloqués par des plots de béton. Nos transports en commun improvisés bondés, même sur une courte distance, dégèlent très vite les corps engourdis et délient les langues. La matinée démarre dans la bonne humeur générale.

Matériel léger sur le dos, nous rejoignons à pied les Olivières en deux kilomètres de marche tranquille au milieu de la végétation blanchie par le givre, piquetée des premières perles d'eau étincelantes au soleil, en contournant prudemment les flaques couvertes de glace. Une belle entrée dans l'hiver, franche, féérique et réjouissante.

Le chêne majestueux nous attend pour le café-croissants de début de chantier et les consignes données. Le choix s'est porté pour ce premier débroussaillage sur la maison Meiffret avec son bel escalier, la bâtisse qui lui fait face envahie par les arbres et sur le puits couvert de lierre à l'autre bout du hameau. Chacun choisit l'objet de son attention, les outils qu'il préfère et les deux équipes se mettent au travail avec un bel enthousiasme communicatif. A 11 heures, un travailleur désoeuvré venu de Six-Fours nous fait la surprise et le plaisir de débarquer à l'improviste, armé comme il se doit pour conforter les troupes*.

Coupe, taille, scie, déblaie... Le décor se transforme peu à peu, l'espace se dégage et nous dévoile des merveilles insoupçonnées. En prenant du recul pour faire un peu la pause et avoir une vue d'ensemble, on pourrait presque s'imaginer installés dans ces murs tout juste découverts... En deux heures de temps à peine émergent des pans de murs, des voutes, ouvertures, encadrements de portes qui retrouvent la lumière, dégagés d'une végétation envahissante. Une petite renaissance en somme pour ces lieux et de bons moments partagés qui nous encouragent  à y revenir un jour prochain.

Merci à tous, "réparateurs clandestins du patrimoine oublié", d'avoir bien voulu participer à cette joyeuse aventure collective. On y reviendra c'est sûr !

Marie-Hélène

* Annick, Evy, Jacques, Katryne, Marie-Hélène, Martine, Patrick ,Philippe, Pierre, Rémi, Rosanne, Stéphane, Thierry

1 commentaire

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  • Yves GAUTIER - 1Répondre
    Bravo !
    J'espère pouvoir me joindre à vous lors d'un autre RV sur ce chantier.
    Amicalement
    Yves
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