Images & Documents du Revest-les-Eaux

Des photos sur des cartes
Un inventaire collaboratif illustré et géolocalisé du patrimoine de notre commune

La publicité disait :

Au départ du col du Corps de Garde, descente en immersion dans la forêt en direction du Broussan, remontée minérale vers les balcons du Destel, passage obligé aux grottes du Croupatier, retour par la crête au-dessus de la rade avec Toulon à nos pieds. Mais voilà... Jour blanc au Croupatier ce dimanche 10 février 2019 !

Ce qui n'a pas empêché quinze créatures emmitouflées, encapuchonnées jusqu'à disparaître sous cape pour certaine, parfois franchement fantomatiques, émergeant  de la brume environnante de ci de là, au hasard du relief, du décor et des vagues cotonneuses portées par le vent, de parcourir environ 9 kilomètres et 400 mètres de dénivelé cumulé, dans une ambiance rare et plutôt féérique, même si la publicité de panoramas sublimes à perte de vue s'est révélée plus que trompeuse...

Tout comme la photo en tête de cet album (et quelques autres par ci par là), prise sous un soleil éclatant un jour bleu, où figurent les grottes qui se trouvent en dessous de la plus connue d'entre elles, mais que nous avons renoncé à rechercher, par prudence, bridés par une visibilité traitreusement limitée. Les voilà dessinées par le CDS83 http://www.fichiertopo.fr/display.php?details=1&indexid=1246 . La "grotte du Croupatier" : un abri idéal pour les marcheurs fatigués, rincés, affamés ? Nous avons pu constater qu'il y faisait plus froid qu'à l'extérieur dans ces conditions particulières, la brume semblant prendre un malin plaisir à s'y engouffrer pour en faire tout le tour. Pas un fumeur dans le lot et pas un briquet pour y allumer un feu qui nous aurait pourtant grandement réconfortés.

Auparavant, reprenant notre souffle au débouché d'une rude montée en découvrant l'espace d'un instant le château d'Evenos nimbé de lumière, nous avions évoqué la formation géologique de la "Coulée d'Evenos", coulée de basalte provenant du Beausset depuis le rocher de l'Aygues ou dénommé "Aigle" par les cartographes parisiens. Cette coulée s'est acheminée, entre autres, via le site actuel du château (sept couches visibles sous le château), la colline de Sainte-Barbe à Ollioules et celle de la Courtine. Il s'agit aujourd'hui de collines, mais il y a 6 à 7 millions d'années, il s'agissait de lits de la paléo-Reppe. Enfin, les coulées ont glissé jusqu'à Six-Fours, au Cap Nègre ; couches de basalte rouge, couche de scories orange, amas noirs au bord de l'eau, formes quasi géométriques des deux dernières couches submergées... (Dixit Stéphane, voir schéma extrait du site Geolvar en fin d'album) .

Puis, en passant à côté de l'entassement de pierres qui marque la limite des communes d'Ollioules et Evenos, nous avons fait revivre, gestes à l'appui, le télégraphe de Chappe dont une station se trouve non loin de là, jalon d'un prochaine sortie. Stéphane, l'érudit du jour, nous a expliqué le mode de communication par signaux figurant des codes numériques, indiquant un numéro de page et de ligne dans la page d'un registre commun de vocabulaire et d'expressions, comme expliqué ici http://www.telegraphe-chappe.com/chappe/resume.html.

Quelques références historiques plus tard, rappelant entre autres la mort du Lieutenant de Vaisseau Louis Revel le 21 août 1944 lors de la Libération de Toulon, commémorée par une stèle sur le Croupatier http://randojp.free.fr/0-Diaporamas/Steles/Steles3.html, au-dessus de la nuée blanche dissimulant la rade à nos yeux, nous avons tranquillement terminé notre parcours sans essuyer la moindre goutte de pluie...

Marie-Hélène

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