Un inventaire collaboratif illustré et géolocalisé du patrimoine de notre village
Du haut de la tour
 

Philippe Rocchi, un hussard noir de la République

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Entretien avec M. Philippe Rocchi



Je suis venu pour la première fois au Revest-les-Eaux pour le mariage de ma soeur aînée. Puis avec mes parents, et afin d'éviter les bombardements sur Toulon, nous sommes venus habiter le village de 1942 à fin 1944. Après la guerre, j'ai suivi pendant 5 ans mes études à Rouvière (Bd de Strasbourg à Toulon).



A partir de 1951, j'étais à l'École Normale de Draguignan et en 1956, je commençais ma carrière à l'école de la Rivière neuve à Toulon (35 élèves). J'avais obtenu ce poste parce que j'avais accepté d'effectuer des activités au sein de l'Amicale laïque de l'école.



Un an après, j'obtins ma mutation au Revest-les-Eaux, à l'école Jules Ferry. Il y avait 4 instituteurs, dont Mme Roché et M. Isnard. Au début, j'avais plus de 30 enfants (en cours élémentaire 2 et en cours moyen 1). Les excellentes relations que nous avions avec le maire, M. Sauvaire Alphonse, ont permis un travail passionnant malgré le nombre d'enfants important. Les parents de ces enfants avaient des origines modestes et nous faisaient entièrement confiance. Alors je m'appliquais de mon mieux afin que leurs enfants réussissent soit le concours d'entrée en 6ème, soit le certificat d'études primaires par exemple en organisant bénévolement des cours du soir et des séances éducatives sportives. Je suis resté à l'école du village jusqu'en 1976.



En 1976, j'ai été un des premiers instituteurs à être nommé à "L'École communale" à La Salvatte, place Verdun, qui venait d'être inaugurée. Elle porte ce nom, car le maire, M. Vidal, voulait que "cette école soit ancrée dans la commune". C'est ce côté symbolique qui fut retenu. Avec Mme Bonavita (conseillère municipale), nous souhaitions lui donner le nom de M. Vidal qui refusa. Dès son ouverture, il y avait 7 classes, dont une pour les enfants des gitans du camp de la Ripelle. C'était une belle école et, en plus, grâce à M.Vidal, il y avait de nombreuses activités annexes : sorties CRAPA, classe de neige, piscine, patinoire. J'ai été le premier directeur de cette école et Mme Giraud la première directrice.



J'ai pris ma retraite en 1986 et j'écoute parfois le disque qui a été gravé lors de la fête du Bourget en 1982 pour le centenaire de l'école laïque : il est toujours utile de rappeler que l'école est gratuite depuis 1881 et laïque et obligatoire depuis 1882.



Source : Le Revest-les-Eaux et son école laïque depuis 1905, publication AVR de 2005, page 111

Philippe Rocchi nous a quittés le 1er octobre 2016, à l'âge de 82 ans.


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