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Castrum du Revesto

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Un castrum, par Roland Vernet



Le sommet était occupé par une enceinte fortifiée citée dès 1215 dans un cartulaire  de la chartreuse de Montrieux. sous l'appellation  de CASTRUM DE REVESTO.  Le mot latin castrum désigne un fort, une place  forte. Du côté ouest, se dressent les vestiges du mur d'enceinte auquel se sont adossées  des maisons d'habitation  Celles qu'on voit ont progressivement remplacé les anciennes ; une seule, dont il reste deux pans de murs, à la jonction de la rue Victor Hugo et de la rue de la Tour, n'a pas été reconstruite  ce qui permet de voir le rempart du castrum.



L'enceinte était percée d'une porte qui existe toujours et qui ouvre sur une rampe donnant accès à la plateforme où s'élève la tour. Il y eut d'autres constructions  dans cette enceinte ; en témoignent  un bout de mur à quelques  mètres  de la base sud de l'édifice et des photographies anciennes. Il y a tout lieu de penser que, abandonnées et devenues ruines, elles ont servi de carrière aux villageois, ainsi que le mur de protection. Pour implanter ce castrum, le  "rouca" a été arasé notamment entre la tour et le rempart ouest. Il y a quelques années, des pièces de théâtre furent jouées en plein air sur l'esplanade. Du côté est, très pentu, les masses rocheuses qui pointent gênent la progression vers l'entrée, obstacles naturels conservés par les bâtisseurs

À côté de là porte du castrum, s'élevait une chapelle dédiée à Saint-Jacques, desservie par les pénitents  blancs, abandonnée lorsque  fut mise en service, en 1679, l'église que nous connaissons. Une maison toute récente a remplacé cette chapelle ; cependant de son mur nord émergent deux pierres de cet édifice religieux.



 



Item etiam, dicebant dictus Guillelmus de Signa et homines sui, quod a dicta colla de Lescallon protendebatur dictum territorium usque ad quendam [lapidem]magnum qui erat prope viam qua itur ad ecclesiam de Bonafe , et ad molendina de Ars, et protendebatur dictum territorium a dicto lapide superius, recto tramite, usque ad ruppem quandam que est inter ruppem Corberiam et castrum de Revesto.



Source : Gustave Lambert dans son Histoire de Toulonhttps://www.facebook.com/henri.ribot.1/ … 1380814948



Certains auteurs ont pu relever une date légèrement antérieure pour la mention du Castrum de Revesto : en 1215 dans le cartulaire de la Charteuse de Montrieux.



 



Cette traduction a été réalisée à 4 mains avec mon ami romain Alessandro Ascolani.



"De même, Guillaume de Signes et ses hommes ont affirmé que ledit territoire s'étend des collines de Lescallon jusquà cette grosse pierre qui est près du chemin qui permet d'aller à l'église de Bonafé (Chapelle Sancto Antonio bonoe fidei ou Prieuré de Saint-Antoine, près de la source du même nom) et aux moulins d'Ars (les moulins du val d'As ???), et ledit territoire s'étend depuis la pierre mentionnée plus haut en suivant tout droit le sentier (dit Alessandro) ou le béal (je pense, vu l'endroit, le béal appelé béal sancti Antonii bonoe fide partait de la Source Saint-Antoine pour apporter l'eau à Toulon près de la porte Bonafe, actuelle rue Ferdinand Pelloutier) jusquà ce rocher qui se trouve juste entre le rocher de Corberiam et le castrum de Revesto".



J'ai cherché longtemps l'église de Bonafe à Toulon, mais il n'y avait qu'une rue Bonafe dans l'enceinte médiévale de Toulon avec une porte du même nom pour passer les remparts. L'ecclesia de Bonafe se serait donc plutôt trouvée près de la source de Saint-Antoine, celle dédiée parait-il à la déesse Telo qui a présidé à la fondation de la cité. Décidément, on en revient toujours aux sources.



Katryne Chauvigné-Bourlaud





 



 


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  • Pascale - Vendredi 9 Février 2018 17:26Répondre
    Item etiam, dicebant dictus Guillelmus de Signa et homines sui, quod a dicta colla de Lescallon protendebatur dictum territorium usque ad quendam [lapidem]magnum qui erat prope viam qua itur ad ecclesiam de Bonafe , et ad molendina de Ars, et protendebatur dictum territorium a dicto lapide superius, recto tramite, usque ad ruppem quandam que est inter ruppem Corberiam et castrum de Revesto.
    peux-tu nous fournir la traduction de ce texte ???????
  • Katryne - Vendredi 9 Février 2018 20:10Répondre
    Alors là, j'avais trouvé très rigolo de ne mettre que le texte original en latin. Sauf que je ne me souviens plus où j'ai mis la traduction. Certainement dans le texte cité de Gustave Lambert. Si je trouve pas, va falloir que je m'y colle. Sauf que j'ai plus mon Gaffiot... Mais ce n'est pas impossible. Ayez confiance.
  • Katryne - Mercredi 14 Février 2018 23:35Répondre
    Cette traduction a été réalisée à 4 mains avec mon ami romain Alessandro Ascolani.
    De même, Guillaume de Signes et ses hommes ont affirmé que ledit territoire s'étend des collines de Lescallon jusquà cette grosse pierre qui est près du chemin qui permet d'aller à l'église de Bonafé (Chapelle Sancto Antonio bonoe fidei ou Prieuré de Saint-Antoine, près de la source du même nom) et aux moulins d'Ars (les moulins du val d'As ???), et ledit territoire s'étend depuis la pierre mentionnée plus haut en suivant tout droit le sentier (dit Alessandro) ou le béal (je pense, vu l'endroit, le béal appelé béal sancti Antonii bonoe fide partait de la Source Saint-Antoine pour apporter l'eau à Toulon près de la porte Bonafe, actuelle rue Ferdinand Pelloutier) jusquà ce rocher qui se trouve juste entre le rocher de Corberiam et le castrum de Revesto.
  • Katryne - Mercredi 14 Février 2018 23:44Répondre
    Source : Sur la signification de Bonafe. https://ruesdetoulon.wordpress.com/2017/10/16/pelloutier-rue-ferdinand/

    J'ai cherché longtemps l'église de Bonafe à Toulon, mais il n'y avait qu'une rue Bonafe dans l'enceinte médiévale de Toulon avec une porte du même nom pour passer les remparts. L'ecclesia de Bonafe se serait donc plutôt trouvée près de la source de Saint-Antoine, celle dédiée parait-il à la déesse Telo qui a présidé à la fondation de la cité. Décidément, on en revient toujours aux sources.
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