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Anacoluthe !

anacoluthe_catalogue-objets-introuvables_Carelman.jpg Kroumir !ThumbnailsBayadère de carnaval !


Catalogue des objets introuvables, Jacques Carelman, 1969



L'anacoluthe est, par extension du sens premier, une disjonction, ce qui a bien entendu inspiré tous les créateurs un peu "barrés" ou poètes qui ont découvert un beau jour ce terme énigmatique...



A l'origine, une anacoluthe est une figure de construction rhétorique qui consiste en une rupture de la cohésion syntaxique de la phrase. Cette rupture, fréquente à l'oral, provoque gébnéralement un effet de surprise. B. Dupriez, dans son Dictionnaire des procédés littéraires, décrit l'anacoluthe ainsi : "On commence une phrase et on la finit autrement." Dit autrement, la phrase n'a pas la construction à laquelle on se serait attendu, mais reste compréhensible. Voici quelques exemples de ce procédé rhétorique de rupture abrupte de la phrase :



"Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, la face du monde en eût été changée." Une reformulation de la phrase exacte extraite des Pensées de Blaise Pascal : "Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la Terre aurait changé."



" Ma foi, sur l'avenir bien fou qui se fiera : Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera." Jean Racine, Les Plaideurs



Et pour finir, un mystère poétique :



Etourdie, ivre d'empyreumes,



Ils m'ont, au murmure des neumes,



Rendu des honneurs souverains. "



Paul Valéry, La Pythie



Sources :



https://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/



http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/anacoluthe/fr-fr/