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Le château de Tourris

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Tourris, le hameau disparu



Dans la partie nord-est du territoire de notre commune se trouvait le hameau de Tourris, mitoyen des Bouisses et des Olivières; il était le plus important des trois hameaux. Une quarantaine de familles y vivaient. Dans un grand domaine, le château et la chapelle composaient le joyau de ce quartier.

Sa population trouvait de l'ouvrage surtout dans l'importante carrière de Tourris qui fournissait des blocs de marbre, de la pierre de taille dont la renommée était mondiale, qui ont servi à construire monuments, remparts, bassins de radoub, etc. Le transport de ces blocs pesant plusieurs tonnes se faisait au fardier, avec un attelage important.

Dans la petite industrie du hameau, il y avait une fabrique de bouteilles et bonbonnes qui recevait pour la confection le sable de la carrière des Olivières qui convenait très bien.

Les collines environnantes employaient aussi beaucoup de main-d’œuvre. L'écorchage des chênes dont on transportait l'écorce pour extraire le tanin dans les usines de préparation du cuir;des communes mitoyennes, les coupes de bois pour le renouvellement de la forêt procuraient le bois de chauffage, les fagots pour la boulangerie, le montage des charbonnières pour le charbon de bois; la confection de poutres, planches et madriers divers.

On distillait aussi le bois de "cadé" pour en extraire une huile que l'on utilisait en pharmacie vétérinaire, ainsi que pour la confection du savon.

Tout cela représentait une industrie artisanale importante qui employait de nombreux moyens de transport. Les charretiers étaient nombreux, avec leur tenue de travail typique : souliers ferrés, pantalons de velours, taillolle, blouson de toile bleue rayée, foulard ou mouchoir noué autour du cou, casquette, fouet sur l'épaule, guides en main, la voix forte et le juron facile, ils assuraient tous les transports. Ils avaient une grande connaissance de leur métier pour conduire charrettes ou fardiers lourdement chargés, à travers les chemins de collines avec un attelage de plusieurs chevaux.

Il y avait aussi les petites magnaneries, les ruchers qui procuraient un apport précieux au budget annuel familial.


Le château de Tourris construit au début du XVIème siècle, avec ses dépendances et sa chapelle, au vocable Saint-Jean-Baptiste, construite en 1710, rassemblait les dimanches et jours de fêtes, une grande partie des gens de ces hameaux pour la messe dominicale.

Le parc du château avec ses grands marronniers, sa grande entrée précédée par une longue allée de mûriers qui procuraient la nourriture des vers à soie, les immenses pièces de terre qui l'entourent, la vigne, les fruitiers, tout cela était en valeur. Les troupeaux de chèvres et moutons emplissaient les bergeries. L'eau était en quantité suffisante pour les gens et les bêtes.

Ainsi Tourris s'est éteint comme les hameaux mitoyens. Il ne reste que le vieux château, la chapelle et la maison de l'ancienne bascule actuellement l'auberge de Tourris.

Ce hameau ne revivra plus, même dans un style plus moderne. Classé en zone rouge par la proximité d'un établissement militaire, il n'est plus constructible.


L'histoire rurale du passé qui a fait vivre pas mal de monde a disparu à jamais, écrivait donc Édouard Fousse en 1982. Mais en 1998, la famille Gillet reprend le domaine et relance l'exploitation agricole.

Aujourd’hui en 2017, le Château est complètement restauré. Sur le domaine de 100 hectares, les terres remises en culture portent 2 500 oliviers et 2 hectares de vignes, d'où sont tirées chaque année 10 000 bouteilles de vin blanc, rouge ou rosé. Les cuvées du domaine ont pris le vocable de la vieille chapelle, Saint-Jean-Baptiste-de Tourris. L'entreprise Elektrika y exerce aussi des activités de réception et d'événementiel sous chapiteau, sous le nom commercial de L'Écrin.


Sources : site de "l'Écrin" - Documentation sur les vins du Château de Tourris - Article d'Édouard Fousse dans Var-Matin 10 avril 1982


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1 comment

  • Patricia - Thursday 9 March 2017 17:10
    J'ai un article très complet sur le hameau de Tourris paru dans Var matin en avril 1982 (?) d'Edouard Fousse . Il est très complet et je ne sais pas où le mettre.
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